Dans la section :TEXTES DE SAGESSE

La MESSE sur le MONDE

De tous les textes de Teilhard, celui-ci, intitulé « La messe sur le monde », est peut-être le plus célèbre.
Il a été écrit en 1923, quand le Père Teilhard de Chardin se trouvait en mission scientifique en Chine, plus précisément dans les Ordos, une province de la Mongolie extérieure.
Pour dire la messe, le Père Teilhard n'avait ni pain ni vin. Alors ce qu'il offre à Dieu, c'est « le travail et la peine du monde ». Par là même est manifestée l'une des significations les plus profondes de l'Eucharistie.
Nous ne sommes certes pas dans les mêmes conditions que le Père Teilhard lorsqu'il lançait à Dieu cette prière cosmique, nous ne sommes certes pas, comme lui, poètes et prophètes, mais nous pouvons faire nôtre cette magnifique offrande du monde à Dieu.
Le texte complet de « la Messe sur le monde » a été publié dans le volume:
Hymne de l'univers, aux Editions du Seuil

LA MESSE SUR LE MONDE
 
Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par-dessus les symboles jusqu'à la pure majesté du Réel, et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde.
Le soleil vient d'illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s'éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur. Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd'hui broyés.
Mon calice et ma patène, ce sont les profondeurs d'une âme largement ouverte à toutes les forces qui, dans un instant, vont s'élever de tous les points du Globe et converger vers l'Esprit. Qu'ils viennent donc à moi, le souvenir et la mystique présence de ceux que la lumière éveille pour une nouvelle journée ! (...)
Cette multitude agitée, trouble ou distincte, dont l'immensité nous épouvante - cet Océan humain, dont les lentes et monotones oscillations jettent le trouble dans les cœurs les plus croyants, je veux qu'en ce moment mon être résonne à son murmure profond. Tout ce qui va augmenter dans le Monde, au cours de cette journée, tout ce qui va diminuer, - tout ce qui va mourir, aussi - voilà, Seigneur, ce que je m'efforce de ramasser en moi pour vous le tendre ; voilà la matière de mon sacrifice, le seul dont vous ayez envie.

Tags: »
Autreas articles: TEXTES DE SAGESSE
La terre vue du coeur
un simple clin d'oeil !
Le pape François a-t-il révolutionné l’Église ?
Parlons Carême avec Jocelyne
KYRIE KYRIE ELEISON Taizé
DONA NOBIS PACEM
POUR LA PREMIÈRE FOIS
JESU REDEMPTOR
UNE PRIÈRE CHANTÉE !
PROCLAMEZ
LES MERVEILLES DE DIEU
Alors que NOËL approche...
Navigateurs: Internet Explorer version 10 et +, Firefox et Chrome | Copyright: Filles de la Sagesse Canada 2005-2014
| BRÊVES ET ACTUALITÉS || A VOUS LA PAROLE || BABILLARD || MANIFESTE |
| LEADERSHIP PROVINCIAL || VIE CONSACRÉE || ANIMATION VOCATIONNELLE || NOS FONDATEURS || UN PEU D HISTOIRE |
| PRIER LA SAGESSE || TEXTES DE SAGESSE || FORMATION PERMANENTE || LA SAGESSE APPELLE |
| JPIC || SERVICE INTERNATIONAL || UNANIMA |
| DIAPORAMAS || BIBLIOGRAPHIE || LIENS |