LE SACRIFICE: UNE MANIÈRE DE VIVRE #2


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Le sacrifice de Jésus 

Pour Jésus, le sacrifice n’est pas un geste ponctuel mais la manière de vivre les événements que la vie lui apporte. Il vit toujours le « Me voici  pour faire ta volonté. » Cette parole d’offrande est liée à la réponse faite à ses Parents au retour du Temple : « Il me faut être aux affaires de mon Père. » C’est de cela que vit Jésus. C’est à cela qu’il est fidèle. Il ne cesse de répéter que l’essentiel est dans la manière de vivre pour Dieu et pour le prochain. 

Cependant, sa prédication suscite l’animosité. Sa droiture, son honnêteté, son sens de la justice et de la vérité, son amour sans exclusion, sa compassion, sa liberté  éveillent chez certains de ses contemporains la peur qui se traduit par la jalousie, l’envie, la vengeance, la haine. Jésus voit cela et il choisit de continuer sa route en restant fidèle à lui-même. Rien ne le détourne de son but : aimer, donner la vie, offrir. 

Quand il célèbre le dernier Repas pascal avec les siens, il s’abandonne à l’amour du Père. Il sait sa mort proche et il la prévoit sanglante. Il veut donc, ce soir, lui donner un sens : sa mort sera le don de lui-même par amour pour le Père et ses sœurs et frères humains emprisonnés dans leur mur de haine, liés par la peur, dominés par la révolte, la cruauté, la méchanceté. Sa mort sera un don en faveur de la VIE. C’est pourquoi, le PAIN rompu et partagé c’est sa vie donnée, c’est   son corps livré à la haine des enfants du Père. Ce corps sera pour tous une nourriture c’est ainsi qu’il donnera la vie pour toujours. La COUPE qui passe de mains en mains est celle de la Nouvelle Alliance  en son sang qui sera répandu, un contrat d’amour signé en faveur de la Vie de l’Humanité. 

Au cours de ce Repas mémorable, Jésus accepte profondément et librement ce qu’il voit venir : la mort. Il ne l’a pas cherchée et personne ne lui enlève pas sa vie. C’est lui qui la donne gratuitement. Avant que se déchaînent les forces du mal, Jésus offre. Il trouve le moyen de rester avec nous pour toujours. Il se fait Pain et Vin. EMMANUEL! Dieu avec nous. 

La mort de Jésus est le moment ultime du sacrifice, de l’offrande, du don plénier de sa vie. Mais Dieu transforme toujours ce qu’on lui donne. C’est ainsi qu’au matin de Pâques, le Père ressuscite le Fils pour nous bénir (Acte 3,26). La bénédiction de Dieu est le signe de la Fécondité, de la Présence, de la Vie, chaque jour et pour toujours.  

Conséquence pour nous, les chrétiens

Pour les chrétiens, disciples de Jésus, le sacrifice devient comme pour lui : une manière de vivre en donnant la préférence à Dieu et aux autres dans le quotidien de la vie réelle, concrète et cela  jusqu’à la mort.  

La souffrance, inhérente à la vie humaine, ne vient qu’en second lieu. L’important c’est la manière de vivre la souffrance qui vient à nous. Comme Jésus, nous n’avons pas à la rechercher, ni à courir  après. Nous savons trop bien qu’elle viendra d’elle-même. Que nous le voulions ou pas, elle nous visitera : maladies, pertes, deuils, abandon, trahison, solitude, peur, etc.  Tout dépendra de notre manière de la vivre. Nous pouvons choisir de la vivre à la manière de Jésus : comme une offrande. C’est ainsi qu’elle fera moins mal et que peu à peu, elle deviendra féconde.  

Le vrai sacrifice, c’est tout ce que nous faisons de bien pour Dieu et pour notre prochain pendant toute notre vie. Ce n’est donc pas un geste ponctuel mais un état. Nous avons toujours à choisir de faire de notre vie un sacrifice c’est-à-dire de vivre à la manière de Jésus et c’est ainsi que nous lui deviendrons semblable. Comme lui, nous devenons au jour le jour, image de Dieu.  Nous pouvons voir, ici, l’importance de vivre le moment de l’offertoire lorsque nous célébrons le Repas Eucharistique. Jésus s’offre au Père pour donner la vie à tous les humains. Nous offrons Jésus au Père. Et  EN LUI, nous offrons notre vie au Père par la donner à celles et ceux que nous aimons, à celles et ceux  qui sont notre peuple, à celles et ceux qui ont besoin de notre amour, notre pardon, notre aide, etc.   

À suivre…  
La Sagesse éternelle a donné à Saint Louis-Marie de Montfort, le plus beau cadeau qu’il soit donné de comprendre : la Croix comme le grand mystère d’amour de la Sagesse incarnée pour l’humanité. ← CLIC

Claire Dumont, fdls