Les DROITS de l'ENFANT

Par Lise Le Riche
Mis en ligne le 9 décembre 2009

Dérivé du latin « infans » enfant signifie celui qui ne parle pas et à qui on ne demande pas son avis. Beaucoup de chemin a été fait à ce propos surtout dans le dernier millénaire. Vingt ans passés, soit le 20 novembre 1989, les dirigeants de la planète, sous l’égide de l’ONU, ont adopté un traité reconnaissant aux enfants le droit à la survie et au développement, à la protection contre la violence et l’exploitation, à la santé et à l’éducation. Tous les pays, à l’exception notable des États-Unis et de la Somalie, ont ratifié cette convention afin de protéger les droits des plus vulnérables.

Photo: Lise Le Riche

Qu’en est-il aujourd’hui, 20 ans plus tard de la situation des enfants sur la planète?

Quelles sont les réalisations de la Convention des droits de l’enfant?
En voici un bilan. Voici la détresse infantile actuelle en chiffres :
 

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Un milliard d’enfants dans le monde subissent des privations matérielles
 

Ø 
Entre 500 millions à 1,5 milliards subissent des violences familiales ou étatiques
 

Ø 
Plus de 8,8 millions meurent avant l’âge de cinq ans de maladies évitables.
 

Ø 
1,2 million d’enfants sont chaque année les victimes de la traite.
 

Ø 
Plus de 140 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’une insuffisance de poids pour leur âge.

 Environ 100 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés.
photo: Lise Le Riche - Le club des mamans... à Huaycan, à la paroisse des pères montfortains...


Au Canada, un enfant sur neuf vit sous le seuil de la pauvreté. 

La Convention des droits de l’enfant a-t-il fait avancer la cause durant ses 20 ans d’existence?
Oui.
En novembre 1989, le nombre de décès chez les enfants de moins de cinq ans était de 93%. Aujourd’hui, ce ratio a chuté à 65%. L’accès à l’école aussi c’est amélioré en 20 ans. Maintenant 84% des enfants vont à l’école primaire.
Mais ne baissons pas les bras. Ne fermons pas les yeux. Souvent, même au Canada, enfance rime trop fréquemment avec violence et pauvreté. 

Lise Le Riche fdls