Amour déroutant et gratuit...

La Parole :
« Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portez son deuil ! Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa joie ». 

Jésus, dans son enseignement,  prolonge ce cri d’amour du Père qui  bouleverse tout, rend toute personne précieuse, unique pour son cœur, au-delà de toute pauvreté !

«Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue !» (Luc 15,6)

«Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la pièce que j’avais perdue !» (Luc 15, 9)

«… mangeons, festoyons car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.» (Luc 15, 24)

Une pause pour dégager intérieurement, et partager si possible, la richesse de la Parole 

Brève méditation :
Que nous soyons aîné(e) ou cadet, cadette, nous avons besoin d’être CHERCHÉ et RAMENÉ à la maison de notre Père, dans sa JOIE. Le chemin de retour est parfois long et pénible mais le Père veille et ne cesse d’attendre. Son amour est déroutant car autant Il nous désire autant Il nous veut en capacité d’aimer, c’est-à-dire libres et consentants, réconciliés avec nous-mêmes. Nous nous mettons souvent en situation d’exclusion parce que nous croyons qu’il nous faut MÉRITER sa JOIE. Or tout est gratuit. Notre ouverture et notre  consentement lui permettent d’être Père, de nous donner la vie, de nous donner sa joie en plénitude !   (… pause méditative)

 

Prions :

Père très bon, que je t’entende me supplier d’entrer dans ta joie, comme tu l’as fait pour le fils aîné … Que mon cœur ne se ferme pas à ton immense gratuité. «Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu car voici les noces de l’Agneau.» Apoc 19, 7) Rien de moins, c’est la noce que tu veux, Seigneur ! Pour que la fête soit possible, crée en chacun, chacune de nous ce cœur qui accueille Ta présence aimante et gratuite de même que cette capacité d’aimer tous nos semblables, au-delà des apparences et des différences. Amen !

Lucille Deschênes  fdls

Un homme avait deux fils... par Odilon Demers, smm  »