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NOS FONDATEURS

Montfort et Marie-Louise Trichet


Legs inestimable fait à l’Église d’hier et d’aujourd’hui, Louis-Marie Grignion de Montfort et Marie-Louise Trichet font figure de prophètes dans une époque où se côtoient sainteté et libertinage. Originaires de la bourgeoisie française, au contact des plus miséreux, ils découvrent la beauté de la Sagesse divine qui aime sans acception de personne ; ils sont fascinés par l’Amour fou d’un Dieu qui veut l’être humain digne, libre et heureux , de quelque origine qu’il soit.

Comme saisi d’une urgence, Montfort parcourt l’Ouest de la France en prêchant et en s’adonnant au service des plus pauvres dans les hôpitaux. Sur la même lancée, il produit une oeuvre écrite importante dont deux Traités de spiritualité davantage connus : L’Amour de la Sagesse Éternelle et Le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge. Interpellé en profondeur par les besoins criants de ses semblables, il conçoit enfin le projet de fonder une Congrégation de « filles* qu’il voulait dédier à la Sagesse du Verbe incarné, pour confondre la fausse sagesse /.../ en établissant parmi elles la folie de l’évangile ... » (Oeuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Seuil, 1966, p. 728)

Marie-Louise Trichet sera la première de cordée, éprise de la même passion que Montfort pour « Ceux et celles que le monde délaisse ». Femme tendre et forte, visionnaire et réaliste, humble et audacieuse, elle prendra sa pleine stature de co-fondatrice en donnant forme et élan à la Congrégation des Filles de la Sagesse qui connaîtra une expansion assez rapide. En effet, cette Congrégation est maintenant tricentenaire (1703-2003) et répandue dans 21 pays.

L’Église d’aujourd’hui s’inspire encore de ces deux témoins brûlants de l’Amour de la Sagesse pour une humanité qui demeure en soif de justice et de paix.

* (Montfort refuse l’appellation de « Soeurs» qu’il considérait à l’époque comme un titre)


VOIR ICI LA VIDÉO :  SECOND REGARD

Commentaires sur les icônes de S. Louis-M. de Montfort et de la Bse Marie-Louise Trichet

Chez l'iconographe, le choix de tel ou tel sujet à représenter dans son œuvre, est souvent dicté- et c'est ici le cas par une préférence personnelle, un attrait, ou encore une spiritualité qui a marqué sa vie.

Son intention première est donc de présenter ses personnages , non pas comme ils étaient de leur vivant, mais bien plutôt comme des êtres transfigurés, établis dans la paix et la béatitude du Face à face.

Présenter son icône, c'est donc inviter le spectateur à quitter le monde familier du matériel et du visuel, pour entrer dans une sphère tout autre, celle du surnaturel, de l'Au-delà. Il ne doit donc pas s'attendre à retrouver les traits et caractéristiques décrits par les biographes de la sainte ou du saint représenté.

Le canon iconographique, établi depuis des siècles par l'Orient chrétien, oriente le travail de l'artiste II en respecte les directives, les structures, les symboles et les particularités , au risque de dépayser l'œil profane qui ignore ces spécificités.

Dans les deux icônes ci-contre, le jaune or, sur lequel se détachent les personnages, sert de fond de scène. C'est la lumière béatifique. Les saints baignent dans la clarté de Dieu. La démesure dans la dimension et les proportions des personnages indique le degré d'élévation de leur être, tout aspiré vers les hauteurs.

Les vêtements sont simples et sobres. Peu importe que leur couleur corresponde ou non à la réalité Juste les caractéristiques essentiels, juste assez de détails pour permettre l'identification des personnages.

« C'est par l'inscription que l'icône reçoit sa dimension spirituelle, son caractère sacré... Le nom n'est pas seulement signe distinctif ou titre, mais communication de la substance à l'original... Elle participe à la liturgie céleste et devient parmi nous une présentation de cette célébration. »

(Egon Sendler, L'icône . Image de l'Invisible. DDB, p. 204).

Alors que la main droite indique le chemin vers Dieu, la main gauche tient un parchemin sur lequel est écrit un peu la synthèse de sa vie, de son enseignement, sorte de testament légué en héritage aux générations futures.

Libre à chaque spectateur qui priera devant ces icônes de se mettre à son écoute et d'y découvrir d'autres secrets.

Gisèle-A. Branchaud



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