Moi, je me meurs d’hiver
Où donc est le printemps ?
Je ne vois que l’envers
De ma joie, de ce temps.
 Reviendra t-il jamais
Ce printemps jeune et fou
Aux teintes que j’aimais
Et que l’hiver bafoue ?

Des milliers de bourgeons
Frissonnant sous la bise
Attendent l’éclosion
Et leur grâce indécise
Met un reflet d’espoir
En mes désirs lassés
Lorsque tombe le soir
Sur mes tristes pensées.

 Moi, je me meurs d’hiver
Où donc est le printemps ?
Je ne vois que l’envers
De ma joie, de ce temps.    
                               Jeannette